Distingué, affable, il se montre habile diplomate et sait réunir autour de lui tous les amateurs d’histoire locale, quelles que soient leurs affinités politiques. Comme il enseigne aussi l’histoire de l’art au grand séminaire, il forme les futurs curés à la connaissance du patrimoine et bénéficiera par la suite de leurs informations. Sa renommée dépassant les limites du département, il a l’honneur d’être assesseur aux congrés annuels des sociétés savantes de Toulouse en 1899 et de Paris en 1902. A partir de 1913, il devient le premier conservateur des antiquités et objet d’art du département. Dans un tout autre domaine, ses nombreuses relations officielles lui permettent de rendre de nombreux services et de soulager bien des misères. Le chanoine Gayne dira plus tard de lui qu’ « il vécut et mourut pauvre ». Chercheur infatigable, il écrit de très nombreux articles parus dans diverses revues, surtout le bulletin de la société archéologique de Tarn-et-Garonne parmi lesquels : - Notes sur les abbayes, prieurés et couvents de Tarn-et-Garonne (1865) - Monuments historiques du Tarn-et-Garonne (1876) - Les chartes de coutumes de Tarn-et-Garonne (1880) - Les clochers de brique polygonaux de l’école toulousaine (1901) - Les anciens monuments de Tarn-et-Garonne (1902) Le chanoine Pottier meurt à Montauban en 1922 ; il laisse le souvenir d’une personnalité d’une grande probité morale et d’une aussi grande valeur intellectuelle. En 1946, la municipalité de Montauban donne son nom à une rue et, en 1966, lors des fêtes du centenaire de la fondation,une plaque commémorative est inaugurée sur sa maison du faubourg du Moustier. Jean-Claude Fabre
Né d’une mère beaumontoise et d’un père officier d’infanterie, Fernand Pottier est ordonné prêtre en 1863 ; il est d’abord vicaire à Montauban, à Saint-Orens puis à la cathédrale, avant de devenir aumônier du pensionnat des dames de Nevers. Nommé chanoine en 1895, il est archiprêtre de la cathédrale de 1907 jusqu’en 1922. Sa petite taille ne l’empêche nullement d’occuper une grande place dans la vie culturelle de son temps. Il fonde, encore jeune, la société archéologique de Tarn-et-Garonne à la fin de 1866, en devient naturellement le président et occupe ses fonctions pendant 56 ans sans manquer une séance, sauf les quelques mois qui ont précédé son décès.
Historien de formation, il devient archéologue et n’hésite pas à payer de sa personne pour découvrir, suspendu au bout d’une corde, la salle du Prince Noir au musée Ingres, ou pour exécuter des fouilles à Montauriol sur le site de l’ancienne cathédrale, à Gasseras sur la station du Verdier, ou bien encore à Saint-Pierre de Moissac.
Le chanoine Fernand Pottier 31-10-1838 Beaumont-de-Lomagne - 29-06-1922 Montauban
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