Mais l’on ne se contente pas de travaux d’écriture, l’on met aussi la main sinon dans la pâte du moins dans la terre. Dès ses débuts, la Société Archéologique explore la salle du Prince Noir, au Musée Ingres, qui est remplie de gravats ; elle la fait déblayer et y installe le musée lapidaire où sont déposées ses collections. Plus tard, des fouilles sont exécutées dans l’abbatiale de Saint-Pierre de Moissac en 1902 et à Montauriol sur le site de l’ancienne cathédrale de Montauban en 1909-1910. Il va sans dire que cette activité a depuis longtemps été abandonnée, la législation et les autorités actuelles ne délivrant des autorisations qu’à des équipes beaucoup plus spécialisées. Des expositions sont organisées, certaines pour vulgariser l’archéologie, d’autres pour marquer les temps forts que sont les anniversaires comme en 1891 (25 ans) ou 1920 (le 50e anniversaire tombant en 1916 a été retardé à cause de la guerre). Pour diversifier les activités, la section photographique est créée en 1884. De grands voyages, organisés pour visiter la France et même l’étranger, permettent aux membres de la société d’aller en Italie en 1888, en Espagne en 1891, en Allemagne, Belgique et Hollande en 1894. Cette période d’essor et de prospérité s’achève en 1914. Le chanoine Pottier décède en 1922, remplacé par Renaud de Vezins, un artiste de talent qui trouve la mort en 1932 dans un accident de la route. Les présidents qui suivent, malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent rien faire contre les conséquences de la guerre. Démographie en baisse, dévaluations monétaires, économie stagnante n’améliorent pas la situation. Cet essoufflement se répercute sur les publications, les bulletins sont beaucoup plus maigres qu’auparavant et ce ne sont pas la deuxième Guerre mondiale et l’Occupation qui vont arranger les choses. II faut attendre au moins les années 1950 pour que la société remonte le courant ; le nombre d’adhérents augmente, les conférences et les excursions sont à nouveau suivies.L’une d’elles, renouant avec la tradition, amène ses participants en Égypte en 1967. Sur le plan régional, les sociétés archéologiques et historiques des départements se regroupent dans des fédérations. Le Tarn-et-Garonne est naturellement rattaché à celle de Toulouse qui porte longtemps le nom de Languedoc-Pyrénées-Gascogne, actuellement Midi-Pyrénées. Des congrès annuels, tenus dans différentes villes, ont lieu trois fois à Montauban (1954, 1972,1986), deux fois à Moissac (1963 et 2003 en partie avec Agen), une fois à Beaumont (1965 en partie avec Toulouse). En 1966, le chanoine Pierre Gayne a la joie de célébrer avec éclat la fête du centenaire de la société archéologique. De nos jours, la Société continue sur sa lancée. Les conférences et les sorties attirent toujours autant de monde, les bulletins ont repris de l’ampleur et profitent même d’une présentation plus attrayante. Notre vieille association connaît bien sûr des hauts et des bas et subit les conséquences des fluctuations économiques, on n’y peut rien. Mais par delà toutes les vicissitudes l’espoir demeure cependant car, comme le soulignait Mathieu Méras : «Tant qu’on s’intéressera (..) à cette vie ardente et multiple du Passé, nous aurons toujours des amis qui viendront vers nous». Rendez-vous donc en 2016 pour le 150e anniversaire ! Jean-Claude FABRE
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Société Archéologique et Historique de Tarn-et-Garonne