Séance du conseil d’administration du 13 novembre 2019

-Présents : Abbé Passerat (président), Mme Bonnet, MM. Antich, Astoul, Fabre, Garric, Garrigou-Grandchamp, Gauché, Naudin, Sabatié. 

-Excusés : MM. Delord, Fau, Moureau, Suspène. 

Le président souhaite la bienvenue aux membres présents, excuse certains qui, empêchés, seront absents et donne quelques nouvelles reçues de sociétés amies tout en annonçant les conférences programmées à Montauban d’ici fin novembre-début décembre.

L’essentiel de la réunion va ensuite porter sur les points suivants :

*-Lauréats 2019 : le choix proposé lors de notre conseil du 9 octobre 2019 est finalement validé. Les noms des lauréats seront connus lors de notre prochaine assemblée générale de janvier 2020.

*-Programme 2020 des conférences : Des noms de nouveaux conférenciers pressentis apparaissent ainsi que des sujets plus variés, ce qui n’est pas chose évidente à mener à terme.

A ce propos, M. Garrigou-Grandchamp, relayé dans ses demandes par le président Passerat insiste pour que soient régulièrement évoquée la parution de nouveaux ouvrages, rétrospectives ou brochures (Ex ; parution du tome III concernant Meauzac), Jean-Michel Garric demandant quant à lui de pouvoir alimenter toujours davantage la bibliographie de notre site internet.

*-Sortie annuelle 2020 : celle-ci a été programmée à Bardigues le 06 juin 20120 mais la date retenue et lieu de visite restent à confirmer d’ici à notre AG de janvier 2020.

Le président fait enfin mention de la séance solennelle de L’Académie de Montauban qui se tiendra à 14h au théâtre de Montauban le dimanche 15 décembre 2019, le thème retenu étant « Dans le sillage d’Olympe de Gouges ».

  L’ordre du jour étant épuisé, il lève la séance et rappelle que notre prochaine réunion se tiendra le 11 décembre 2019, mêmes lieu et heure.

Le 28 novembre 2019

Le secrétaire des séances

Didier Naudin

Séance publique du 13 novembre 2019

Conférence donnée par Guy Astoul

Divagations de Garonne et contestations entre les riverains aux XVIIe et XVIIIe siècles

En Tarn-et-Garonne, entre Grisolles et Lamagistère, la Garonne s’écoule dans des terroirs de mollasses qu’elle a contribué à façonner depuis des millions d’années. Elle divague dans une large plaine souvent inondée où les hommes se sont installés sur les rebords de la terrasse inférieure, à l’abri des crues, mais à portée des terres de limons fertiles qu’ils ont cultivés depuis très longtemps. En raison des fréquentes inondations, le lit de Garonne fluctue et ces fluctuations ont été source de conflits entre les riverains.

Il est souvent arrivé que des propriétaires en désaccord sur les nouvelles limites de leurs possessions s’engagent dans des procédures judiciaires, après une crue. Les exemples ne manquent pas entre Finhan et Mas-Grenier, Montech et Bourret, Escatalens ou Saint-Porquier et Cordes-Tolosannes. En 1767, un procès a opposé un notable d’Escatalens au syndic de l’abbaye de Belleperche et à la communauté de Cordes-Tolosannes.  

Ce procès a été jugé en dernier ressort par la chambre des requêtes du parlement de Toulouse qui a rendu sa sentence, le 25 septembre 1770. Celle-ci donne tort au sieur Domingon, en le condamnant à limiter ses droits à un îlot. L’abbaye de Belleperche a fourni à l’occasion de cette affaire un plan des terrains contentieux après les déplacements du lit du fleuve et les accroissements de terrains qui ont pu en résulter. Ce plan très détaillé indique les divagations du cours de Garonne au XVIIIe siècle. 

Prochaine Conférence : Mercredi 11 décembre 2019

« La collégiale avortée de Castelsarrasin », par Emmanuel Moureau

Le 28 novembre 2019

Didier Naudin


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